Bol breton à personnaliserBol breton à personnaliser

D’où vient cette tradition du bol à prénom ?

En Bretagne, terre de traditions, le bol a une belle et longue histoire. Si on a du mal à déterminer exactement où et quand il est né (vers le XIXè siècle), on situe habituellement ses origines à Quimper, où la plus ancienne faïencerie a été fondée en 1690. Ce bol s’inspire des écuelles des campagnes pour la soupe. Plus tard, on lui rajoutera ses deux oreilles très pratiques pour éviter de se brûler, même lorsqu’il est rempli à ras bord.

Jusqu’en 1936, on dit que le quotidien des bretons ne connaît que ce bol. Mais il se développe hors de la région grâce aux congés payés et au développement du tourisme populaire.  Ainsi, en un demi-siècle il est devenu un des symboles de la région. Son succès n’est pas sans inconvénient puisqu’il est aujourd’hui copié, plagié voire dénaturé. A vous de bien le choisir !

 

Quelle décoration pour le bol à prénom ?

Si on respecte la tradition, le liseré bleu est le signe distinctif du véritable bol breton. Son décor, le sujet peint au fond, représente le plus souvent un homme ou une femme (ou un garçonnet et une fillette) en costume traditionnel. Ces sujets se sont aussi diversifiés et leur style peut varier.

Mais il reste un incontournable, quel que soit le dessin : le prénom calligraphié sur le devant et éventuellement la date de naissance, tous deux peints à la main en caractères noirs ou posés à l’aide de pochoirs. Il y a tous les prénoms courants et les autres dénominations comme « papa », « mamy », etc. Mais aujourd’hui, chacun peut avoir son bol personnalisé. Il suffit d’un peu de patience et… de le demander.

 

Quel est le best-seller des souvenirs de Bretagne ?

Le bol à prénom est kitch ? Non, car son succès ne fait que contredire cette affirmation que l’on entend parfois. En effet, dans la série « produits bretons incontournables », il se trouve en très bonne place, voire en tête. C’est devenu un objet dans lequel tous les enfants de France et d’ailleurs ont bu un jour leur chocolat chaud. Il n’y a pas de chiffres officiels mais la Faïencerie Henriot (de Quimper) en produit plus de 10 000 par an, la Faïencerie de Pornic plus de 300 000 et les Céramiques de Cornouailles près de 100 000 pièces. Un succès qui ne se dément donc pas. 

Toutes les générations de prénoms sont présentes, y compris celles d’aujourd’hui avec les Léa, Emma, Théo, Manon, Louis, Nathan, Sacha, Chloé ou Gabriel. Sans oublier de nombreuses originalités (majoritairement sur demande) comme…  Neymar par exemple.

 

D’où vient le bol breton de La Trinitaine ?

A l’heure de la mondialisation, nous avons deux fournisseurs « bien de chez nous ». Le premier, installé à Quimper, est l’atelier des Céramiques de Cornouaille, garant d’une faïence empreinte de tradition. Créé en 1998 et spécialisé dans le « bol prénom », c’est aujourd’hui une entreprise florissante qui compte dans ce domaine.

Le second, la Faïencerie de Pornic, est renommé pour son style breton à l'identité forte. La société a été créée en 1947 par les Dryander, faïenciers de père en fils depuis 1827 et propriétaires de la manufacture de Niderviller en Moselle. Sa maîtrise des techniques et le talent de ses 13 décoratrices lui ont assuré un vrai succès, tant en France qu’à l’étranger. 

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